Les Origines du Ska!
L'origines du ska reste étroitement liées aux changements politiques et sociaux de la Jamaïque des année 1950 et 1960. Espagnole puis anglaise l'Ile est associée en 1958 à la Fédération des Indes jusqu'en 1962 ou la Jamaïque proclame son indépendance dans le cadre du Commonweath. Dans un contexte ou la misère endémique est accrue par la surpopulation urbaine, se sont développés des mouvements populaires prônant la négritude. Artistiquement ce mouvement se traduit à la même époque par l'apparition d'un genre musical propre à la Jamaïque : le ska.
Entre le Mento ou le Calypso qui font vibrer les caraïbes et au Nord l'Amérique ou sévit le jazz et le rytm'n blues, le ska émerge des ghettos de Trenchtown. (quartier où est né Bob Marley!) Au départ il semblerait que les musiciens locaux aient essayé de reproduire les jazzmans ou les bluesmans américains que les ondes des radios locales diffusaient tant bien que mal. Très vite avec l'influence du folklore local est apparu un style original. Le ska, dont je ne sait d'ou provient le nom, fut rapidement la matière première des sound systems et des productions de disques vinyls enregistrés dans des studios à une piste ! Peut-être que le ska fut révélé par le tournage de « James Bond contre Dr No » (1962) dont une partie du film est tourné en Jamaïque. Les fans pourront mêmes apprécier l'apparition dans le film de « Byrron Lee & the Dragonaires ». Plus que Bond, c'est l'immigration de plusieurs milliers de jamaïquains en Angleterre à la même époque qui contribue à l'essor du ska. Immédiatement populaire en Angleterre avec des groupes et des chanteurs comme Desmond Dekker (King of Ska!), Prince Buster..., le ska fut surtout le plaisir des immigrés noirs jamaïquains (appelés Rude-Boys!) et des jeunes des banlieues ouvrières de Londres. (appelés heavy-mods puis skinheads!) Mentionnons également que Bob Marley fût lui aussi musicien ska, au début de sa carrière, dans un band où évoluait également son vieil ami, Desmond Dekker.
Durant l'été 1964, qui fut particulièrement chaud et fertile pour les pieds de Ganja, le rythme devint moins soutenu. Plus lent plus désordonné le ska donna naissance au rock-steady. (rock lourd!) Celui-ci fut à son apogée en 1968. Et ce fut du même coup la fin de ce que l'on peut appeler "la premiere vague du ska". Celui-ci laissera sa place en 1969 au reggae. Vers la fin des années 70 le ska revient en force après s'être considérablement occidentalisé : Madness avec « One Step Beyond ». Dès les années 80 rien ne va plus puisque paradoxalement certains groupes d'extrême droite s'approprient le ska. A la même époque des groupes d'extrême gauche « Red Skins » s'approprie aussi le ska le transformant avec des influences punk . A titre d'exemple je citerais, pour les intimes : « Banlieu Rouge ». Je vous l'accorde, on est bien loin des cocotiers et des sound systems à l'ancienne, mais les racines du ska ne sont pas mortes puisqu'il nous reste The Skatalites. Plus qu'un groupe, il s'agit d'une véritable formation musicale qui fut l'une des principales pillières du phénomène ska. Issus de formations différentes, The Skatalites furent formés en Juin 1964 et se produisirent pour la première fois au Hi Hat club de Rae Town. A cette date The Skatalites regroupe probablement les meilleurs musiciens de l'Ile. A l'origine de la formation qui enregistre chez Studio One, il sont neuf et pas des moindres: ( Tommy McCook : ténor et flute, Don Drumon : trombone, Roland Alphonso : ténor, Jhon Moore : trompette, Lloyd Brevett : contrebasse, Lloyd Knibbs : batterie, Jackie Mitto : piano, Lester Sterling : sax alto et Jerry Hines : guitar.) Pour les performances live les Skatalites font appel aux choristes Tony Grégorie, Doren Sheaffer and the Calypsonian. Malgré les évolutions du genre ska ces quarante dernières années et la disparition de plusieurs membres du groupe, les grands pères Skatalites restent fidèles au bon vieux ska du temps jadis. Pour preuve un morceau à télécharger, vieillot mais jamais obsolète, « Woman come » qui figure, entre autre, sur le double cd, SKA FOUNDATION chez Studio One.
L'origines du ska reste étroitement liées aux changements politiques et sociaux de la Jamaïque des année 1950 et 1960. Espagnole puis anglaise l'Ile est associée en 1958 à la Fédération des Indes jusqu'en 1962 ou la Jamaïque proclame son indépendance dans le cadre du Commonweath. Dans un contexte ou la misère endémique est accrue par la surpopulation urbaine, se sont développés des mouvements populaires prônant la négritude. Artistiquement ce mouvement se traduit à la même époque par l'apparition d'un genre musical propre à la Jamaïque : le ska.
Entre le Mento ou le Calypso qui font vibrer les caraïbes et au Nord l'Amérique ou sévit le jazz et le rytm'n blues, le ska émerge des ghettos de Trenchtown. (quartier où est né Bob Marley!) Au départ il semblerait que les musiciens locaux aient essayé de reproduire les jazzmans ou les bluesmans américains que les ondes des radios locales diffusaient tant bien que mal. Très vite avec l'influence du folklore local est apparu un style original. Le ska, dont je ne sait d'ou provient le nom, fut rapidement la matière première des sound systems et des productions de disques vinyls enregistrés dans des studios à une piste ! Peut-être que le ska fut révélé par le tournage de « James Bond contre Dr No » (1962) dont une partie du film est tourné en Jamaïque. Les fans pourront mêmes apprécier l'apparition dans le film de « Byrron Lee & the Dragonaires ». Plus que Bond, c'est l'immigration de plusieurs milliers de jamaïquains en Angleterre à la même époque qui contribue à l'essor du ska. Immédiatement populaire en Angleterre avec des groupes et des chanteurs comme Desmond Dekker (King of Ska!), Prince Buster..., le ska fut surtout le plaisir des immigrés noirs jamaïquains (appelés Rude-Boys!) et des jeunes des banlieues ouvrières de Londres. (appelés heavy-mods puis skinheads!) Mentionnons également que Bob Marley fût lui aussi musicien ska, au début de sa carrière, dans un band où évoluait également son vieil ami, Desmond Dekker.
Durant l'été 1964, qui fut particulièrement chaud et fertile pour les pieds de Ganja, le rythme devint moins soutenu. Plus lent plus désordonné le ska donna naissance au rock-steady. (rock lourd!) Celui-ci fut à son apogée en 1968. Et ce fut du même coup la fin de ce que l'on peut appeler "la premiere vague du ska". Celui-ci laissera sa place en 1969 au reggae. Vers la fin des années 70 le ska revient en force après s'être considérablement occidentalisé : Madness avec « One Step Beyond ». Dès les années 80 rien ne va plus puisque paradoxalement certains groupes d'extrême droite s'approprient le ska. A la même époque des groupes d'extrême gauche « Red Skins » s'approprie aussi le ska le transformant avec des influences punk . A titre d'exemple je citerais, pour les intimes : « Banlieu Rouge ». Je vous l'accorde, on est bien loin des cocotiers et des sound systems à l'ancienne, mais les racines du ska ne sont pas mortes puisqu'il nous reste The Skatalites. Plus qu'un groupe, il s'agit d'une véritable formation musicale qui fut l'une des principales pillières du phénomène ska. Issus de formations différentes, The Skatalites furent formés en Juin 1964 et se produisirent pour la première fois au Hi Hat club de Rae Town. A cette date The Skatalites regroupe probablement les meilleurs musiciens de l'Ile. A l'origine de la formation qui enregistre chez Studio One, il sont neuf et pas des moindres: ( Tommy McCook : ténor et flute, Don Drumon : trombone, Roland Alphonso : ténor, Jhon Moore : trompette, Lloyd Brevett : contrebasse, Lloyd Knibbs : batterie, Jackie Mitto : piano, Lester Sterling : sax alto et Jerry Hines : guitar.) Pour les performances live les Skatalites font appel aux choristes Tony Grégorie, Doren Sheaffer and the Calypsonian. Malgré les évolutions du genre ska ces quarante dernières années et la disparition de plusieurs membres du groupe, les grands pères Skatalites restent fidèles au bon vieux ska du temps jadis. Pour preuve un morceau à télécharger, vieillot mais jamais obsolète, « Woman come » qui figure, entre autre, sur le double cd, SKA FOUNDATION chez Studio One.